Nouvelles pièces.                   93
Deuxjours après,on redonna sur le théâtre de la cour Monsieur de Pourceaugnac, dont la première'représentation avait été donnée en 1669 a Chambord ; enfin le 8 du même mois, le roi, qui ne se lassait pas d'entendre la pièce dont il avait fourni la donnée à Molière, fit rejouer encore une fois les Amants magnifi­ques. J'ai retrouvé le compte détaillé, et arti­cle par article, de ce que coûtèrent ces trois représentations. On y voit mentionné jus­qu'au prix de la calèche qui porta Molière de Paris à Saint-Germain et qui le ramena de Saint-Germain à Paris. On y lit le prix des habits des danseuses ; ce que coûtèrent
admira la magnificence et la beauté de ce fpectacle, compofé de co­médies et d'entrées de ballets, dans lefquels le comte d'Armagnac et le marquis de Villeroi repréfentent Neptune et Apollon én place du Roi qui n'y dan/e pas. ■ On voit que le rédacteur de la Garette spécifie bien le moment ou le Roi cessa de danser dans les ballets, et que, s'il ne parut pas dans les intermèdes de la deuxième repré­sentation des Amants magnifiques, j'ai eu raison, comme je l'ai dit plus haut, d'affirmer qu'il parut dans la première.